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L'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones fut créée le 30 septembre 1969. C’est une association de droit français (loi de 1901) qui exécute les missions qui lui sont confiées par la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques.

L'AELF reçoit sa mission de la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques (CEFTL). C'est une commission mixte établie elle-même par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements au service des Conférences des Évêques qui utilisent la langue française dans la célébration de la sainte Liturgie selon le Rite romain.

Le but de la CEFTL est de préparer les traductions des editiones typicae des livres liturgiques et de tous les autres textes liturgiques du Rite romain en langue française, et de les proposer aux Conférences des Évêques. Les traductions sont réalisées en se conformant "à la nature et à la tradition des Églises particulières, tout en maintenant avec sûreté la foi de l'Église universelle". (Liturgiam authenticam, n° 7) : elles se caractérisent à la fois par leur fidélité au texte original et par leur respect du génie propre de la langue française en vue de leur proclamation liturgique (Liturgiam authenticam, n° 57 a et c).

 

Son origine répond aux vœux du concile Vatican II, qui avait demandé que les textes liturgiques soient les mêmes pour une même zone linguistique.

Selon le Code de droit canonique, (paragraphe 3 du canon 838), « il appartient aux conférences des Evêques de préparer les traductions des livres liturgiques en langues vernaculaires, en les adaptant de manière appropriée dans les limites fixées par ces livres liturgiques, et de les publier après reconnaissance par le Saint-Siège ».

Pour réaliser sa mission l’AELF se fonde sur deux types de textes :

D'une part, un texte d'origine ecclésiale : la Constitution sur la sainte Liturgie du Concile Vatican II qui stipule notamment dans son article 36 : 

36. Langue liturgique

§ 1. L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins.

§ 2. Toutefois, soit dans la Messe, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple: on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.

§ 3. Ces normes étant observées, il revient à l'autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l'article 22, § 2 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c'est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.

§ 4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci-dessus.

D'autre part des textes issus du droit civil, comme le code de la propriété intellectuelle ou des conventions internationales, à l’instar de la Convention de Berne du 9 septembre 1886 relative à la protection des œuvres littéraires et artistiques.