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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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3 mars 2015
Mardi, 2ème Semaine de Carême
[Couleur liturgique : Violet]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Violet.

Dans la liturgie, le violet est la couleur des temps de pénitence (Avent et Carême) ; on l’uti­lise aussi pour les célébrations pénitentielles, ainsi que pour les offices des défunts.


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Hymne : Dieu, au-delà de tout créé

Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !

Antienne

Humiliez-vous devant le Seigneur : il vous élèvera.

Psaume : (36 - I)

1Ne t'indigne pas à la vue des méchants,
n'envie pas les gens malhonnêtes ;
2aussi vite que l'herbe, ils se fanent ;
comme la verdure, ils se flétrissent.

3Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
4mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton coeur.

5Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
6Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

7Repose-toi sur le Seigneur
et compte sur lui.
Ne t'indigne pas devant celui qui réussit,
devant l'homme qui use d'intrigues.

8Laisse ta colère, calme ta fièvre,
ne t'indigne pas : il n'en viendrait que du mal ;
9les méchants seront déracinés,
mais qui espère le Seigneur possédera la terre.

10Encore un peu de temps : plus d'impie ;
tu pénètres chez lui : il n'y est plus.
11Les doux posséderont la terre
et jouiront d'une abondante paix.

Antienne

Psaume 36 - II

12L'impie peut intriguer contre le juste
et grincer des dents contre lui,
13le Seigneur se moque du méchant
car il voit son jour qui arrive.

14L'impie a tiré son épée, il a tendu son arc
pour abattre le pauvre et le faible, pour tuer l'homme droit.
15Mais l'épée lui entrera dans le coeur,
et son arc se brisera.

16Pour le juste, avoir peu de biens
vaut mieux que la fortune des impies.
17Car le bras de l'impie sera brisé,
mais le Seigneur soutient les justes.

18Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
19Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

20Mais oui, les impies disparaîtront
comme la parure des prés ;
c'en est fini des ennemis du Seigneur :
ils s'en vont en fumée.

21L'impie emprunte et ne rend pas ;
le juste a pitié : il donne.
22Ceux qu'il bénit posséderont la terre,
ceux qu'il maudit seront déracinés.

23Quand le Seigneur conduit les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
24S'il trébuche, il ne tombe pas
car le Seigneur le soutient de sa main.

25Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours,
je n'ai vu le juste abandonné ni ses enfants mendier leur pain.
26Chaque jour il a pitié, il prête ;
ses descendants seront bénis.

27Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
28car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.

Ceux-là seront préservés à jamais,
les descendants de l'impie seront déracinés.
29Les justes posséderont la terre
et toujours l'habiteront.

Psaume 36 - III

30Les lèvres du juste redisent la sagesse
et sa bouche énonce le droit.
31La loi de son Dieu est dans son coeur ;
il va, sans craindre les faux pas.

32Les impies guettent le juste,
ils cherchent à le faire mourir.
33Mais le Seigneur ne saurait l'abandonner
ni le laisser condamner par ses juges.

34Espère le Seigneur,
et garde son chemin :
il t'élèvera jusqu'à posséder la terre ;
tu verras les impies déracinés.

35J'ai vue l'impie dans sa puissance
se déployer comme un cèdre vigoureux.
36Il a passé, voici qu'il n'est plus ;
je l'ai cherché, il est introuvable.

37Considère l'homme droit, vois l'homme intègre :
un avenir est promis aux pacifiques.
38Les pécheurs seront tous déracinés,
et l'avenir des impies, anéanti.

39Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
40Le Seigneur les aide et les délivre,
il les délivre de l'impie, il les sauve,
car ils cherchent en lui leur refuge.
V/ C'est maintenant le jour favorable,
c'est maintenant le jour du salut.

Lecture : Au désert Dieu nourrit son peuple (Ex 16, 1-18.35)



HOMÉLIE DE SAINT AUGUSTIN SUR LE PSAUME 140

La passion du Christ est celle de tout son Corps.

Seigneur, j'ai crié vers toi, écoute-moi ! Nous pouvons tous dire cela. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Christ total qui le dit. Mais cela est dit davantage au nom de son corps ; car, lorsqu'il était ici-bas, il a prié en portant notre chair, et c'est au nom de son corps qu'il a prié son Père. Tandis qu'il priait, de grosses gouttes de sang sortaient de tout son corps. C'est ce qui est écrit dans l'Évangile : Jésus priait avec plus d'insistance et il eut une sueur de sang. Ce sang qui jaillit de tout le corps, n'est-ce pas la souffrance des martyrs, qui appartient à toute l'Église ? Seigneur, je crie vers toi, écoute-moi ! Entends la voix de ma prière quand je crierai vers toi. Tu croyais avoir fini de crier, quand tu disais : Seigneur, j ai crié vers toi. Tu as crié, mais ne t'apaise pas encore. Si la détresse est finie, c'en est fini de crier ; mais si la détresse de l'Église et du corps du Christ se maintient jusqu'à la fin du monde, il ne faut pas dire seulement : J'ai crié vers toi, écoute-moi, mais aussi : Entends la voix de ma prière quand je crierai vers toi.

Que ma prière, devant toi, s'élève comme un encens, et mes mains, comme le sacrifice du soir. Tout chrétien reconnaît que cela s'entend habituellement de son chef en personne. En effet, tandis que le jour déclinait, vers le soir, le Seigneur sur la croix donna sa vie pour la reprendre ; il ne l'a pas perdue contre sa volonté.

Cependant, nous sommes représentés là aussi. Qu'est-ce qui a été cloué au gibet, sinon ce que le Seigneur a reçu de nous ? Et comment peut-il se faire que Dieu le Père délaisse et abandonne son Fils unique, qui n'est avec lui qu un seul Dieu ? Cependant, en fixant notre faible nature sur la croix, puisque, selon l'Apôtre, l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui, c'est par la voix de cet homme qui est en nous qu'il a crié : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
 
Voilà donc ce qui est le sacrifice du soir : la passion du Seigneur, la croix du Seigneur, l'oblation de la victime de notre salut, l'holocauste agréé par Dieu. Ce sacrifice du soir, il en a fait, par sa résurrection, l'offrande du matin. La prière qui s'élève, dans sa pureté, du cœur fidèle, est comme l'encens qui monte de l'autel. Rien n'est plus délectable que ce parfum du Seigneur, et tous ceux qui croient doivent en être imprégnés.

Donc, l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui. Telles sont les paroles de l'Apôtre. Et il ajoute : pour que ce corps du péché soit réduit à l'impuissance, et qu ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.


Ces hommes méprisés,                            Stance
ces femmes humiliées,
ces enfants que tout rejette,
ces meurtris, ces torturés,
tous ces visages bafoués :
Seigneur Jésus,
c'est toi qui me regardes.

R/ Oserons-nous reconnaître
celui qui fut transpercé ?

Comme un surgeon,
il grandît devant nous,
comme une racine en terre aride.

Il n'a ni beauté, ni éclat,
homme des douleurs,
rebut d'humanité.

Mais ce sont nos souffrances qu'il porte,
nos misères dont il est accablé.

Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui,
et c'est grâce à ses plaies
que nous sommes guéris.

Oraison

Avec une inlassable bonté, Seigneur, veille sur ton Église ; et puisque sans toi l'homme s'égare, soutiens-le toujours pour qu'il se détourne du mal et se dirige vers le salut.