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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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18 septembre 2014
Jeudi, 24ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Vert]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Hymne : Qu'il soit béni

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez plus vos coeurs !
Il vient à nous sans faste,
Grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Entendez-le qui parle,
Sortez tous de l'erreur !
Malheur à l'homme riche
S'il ne veut écouter
Le Christ de la Promesse
Qui vient nous racheter !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il montre à tous les humbles
La face du Sauveur !
A lui sont en partage
La gloire et le pouvoir,
Ce qu'à la fin des âges
Les peuples pourront voir !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il donne aux misérables
La paix du Bon Pasteur,
Il est doux. Il est humble.
Son joug sera léger!
Et c'est lui qui nous mène
Jusqu'à la liberté !

Antienne

C'est ta droite, Seigneur, qui donne la victoire.

Psaume : (43 - I)

2Dieu, nous avons entendu dire, +
et nos pères nous ont raconté, *
quelle action tu accomplis de leur temps,
aux jours d'autrefois.

3Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations, +
et ils purent s'implanter ; *
et tu as malmené des peuplades,
et ils purent s'étendre.

4Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays, +
ni leur bras qui les rendait vainqueurs, *
mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,
car tu les aimais.

5Toi, Dieu, tu es mon roi, *
tu décides des victoires de Jacob :
6avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

7Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.
8Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

9Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Antienne

Ne cache pas loin de moi ta face au jour où l'angoisse me tient.

Psaume 43 - II

10Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
11Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

12Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.
13Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.

14Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.
15Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

16Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,
17sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Antienne

Lève-toi, Seigneur, aide-nous. Ne nous rejette pas jusqu'à la fin.

Psaume 43 - III

18Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ayons oublié : *
nous n'avions pas trahi ton alliance.

19Notre coeur ne s'était pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin
20quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

21Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,
22Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des coeurs ?
23C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

24Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
25Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

26Oui, nous mordons la poussière,
notre ventre colle à la terre.
27Debout ! Viens à notre aide !
Rachète-nous, au nom de ton amour.
V/ Pour ton serviteur, illumine ta face.
Apprends-moi tes volontés.

Lecture : Le prophète mime la déportation (Ez 12, 1-16)



SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LES PASTEURS

Les mauvais pasteurs sont les assassins de leur peuple.

Le Seigneur, ayant dit ce que les mauvais pasteurs aiment, dit aussi ce qu'ils négligent. En effet, les vices des brebis ont une grande ampleur. Les brebis saines et grasses sont fort peu nombreuses, je veux dire celles qui sont devenues solides par l'aliment de la vérité, qui savent profiter, comme d'un pâturage, de la grâce de Dieu. Mais les mauvais pasteurs n'épargnent pas de telles brebis. Ils ne se contentent pas de laisser sans soins celles qui sont malades, faibles, égarées ou perdues. En outre, ils égorgent les brebis fortes et grasses, autant qu'ils le peuvent. Et elles restent vivantes. C'est par la miséricorde de Dieu qu'elles vivent. Cependant, en ce qui dépend d'eux, les mauvais pasteurs les tuent. Comment cela? direz-vous. En ayant une vie mauvaise, en donnant le mauvais exemple. Est-ce pour rien qu'il a été dit à un serviteur de Dieu, occupant une place éminente parmi les membres du souverain Pasteur : Offre-toi devant tous comme un exemple de bonnes oeuvres; et aussi : Sois un modèle pour les croyants ?

La brebis qui regarde souvent un évêque dont la vie est mauvaise, si elle détourne ses regards des règles données par le Seigneur pour considérer l'homme, cette brebis commence à dire dans son cœur : « Si mon évêque vit ainsi, pourquoi n'en ferais-je pas autant ? » C'est ainsi que le mauvais pasteur tue la brebis qui était forte. S'il tue ainsi celle qui était forte, que fait-il des autres, puisque, en vivant mal, il assassine celle dont la force ne lui devait rien, mais qui était forte et robuste quand il l'a trouvée ?

Je le dis à votre charité, et je le répète. Sans doute, il y a des brebis qui sont bien vivantes, et fortes grâce à la parole du Seigneur, parce qu'elles restent fidèles à l'enseignement reçu: Ce qu'ils disent, faites-le ; ce qu'ils font, ne le faites pas. Cependant, celui qui mène une vie mauvaise à la vue du peuple, autant qu'il dépend de lui, tue celui qui le regarde. Qu'il ne se flatte pas de ce que sa victime ne soit pas morte. Elle vit, et lui-même est homicide. C'est ainsi que lorsqu'un débauché regarde une femme pour la désirer, cette femme a beau être chaste, lui-même a commis l'adultère. La sentence du Seigneur est véritable et claire : Tout homme qui regarde une femme pour la désirer a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Il ne parvient pas jusqu'à la chambre de cette femme, mais il se vautre déjà dans sa propre chambre intérieure.

Ainsi, celui qui se conduit mal à la vue de ceux dont il est l'évêque, autant qu'il est en lui, tue même les plus forts de son troupeau. Celui qui l'imite meurt. Celui qui ne l'imite pas vit, cependant, en ce qui dépend de lui, il tue l'un et l'autre : Vous avez égorgé les brebis grasses, vous n'étiez pas des bergers pour mon troupeau.



R/bJésus, tu es venu
bpour que les brebis aient la vie,
bla vie en abondance.

bParole du Seigneur :
bj'aurai soin moi-même de mon troupeau
bet je le passerai en revue.

bJe chercherai la brebis perdue,
bavec justice je ferai paître mon troupeau.

bJe les rassemblerai des pays étrangers
bet les ramènerai sur leur terre.

Oraison

Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce, alors tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure.