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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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21 octobre 2014
Mardi, 29ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Vert]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Hymne : Un chant rassemble dans la nuit

Un chant rassemble dans la nuit
Les voix dispersées :
L’Église a devancé l’aurore
Et fait monter vers le Seigneur
L’espoir du monde.
L’hymne de joie et de douleurs
Qui naît aujourd’hui
Rejoint la mystérieuse offrande
Où Jésus Christ veut, de sa croix,
Signer l’alliance.
C’est dans le Fils que nous pouvons,
Marqués par l’Esprit,
Donner notre parole au Père,
Et c’est en lui que Dieu répond
Au cri des hommes.
Nous attendons face à l’Orient
Les signes du Jour :
Jésus doit revenir en gloire,
Et l’amour seul peut dans nos vies
Gagner sa Pâque.

Antienne

C'est lui qui délivrera le pauvre aux abois.

Psaume : (9 B - I)

1Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ?
Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?
2L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux :
ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

3L'impie se glorifie du désir de son âme,
l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;
4plein de suffisance, l'impie ne cherche plus :
« Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

5A tout moment, ce qu'il fait réussit ; +
tes sentences le dominent de très haut. *
(Tous ses adversaires, il les méprise.)
6Il s'est dit : « Rien ne peut m'ébranler,
je suis pour longtemps à l'abri du malheur. »

7Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence,
sa langue, mensonge et blessure.
8Il se tient à l'affût près des villages,
il se cache pour tuer l'innocent.

Des yeux, il épie le faible,
9il se cache à l'affût, comme un lion dans son fourré ;
il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre,
il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

10Il se baisse, il se tapit ;
de tout son poids, il tombe sur le faible.
11Il dit en lui-même : « Dieu oublie !
il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

Antienne

Dresse-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !

Psaume 9 B - II

12Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main !
N'oublie pas le pauvre !
13Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur
en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

14Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance,
tu les prends dans ta main ;
sur toi repose le faible,
c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

15Brise le bras de l'impie, du méchant ;
alors tu chercheras son impiété sans la trouver.
16A tout jamais, le Seigneur est roi :
les païens ont péri sur sa terre.

17Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres,
tu rassures leur coeur, tu les écoutes.
18Que justice soit rendue à l'orphelin,
qu'il n'y ait plus d'opprimé, *
et que tremble le mortel, né de la terre !

Antienne

Les paroles du Seigneur sont véridiques.

Psaume 11

2Seigneur, au secours ! Il n'y a plus de fidèle !
La loyauté a disparu chez les hommes.
3Entre eux la parole est mensonge,
coeur double, lèvres menteuses.

4Que le Seigneur supprime ces lèvres menteuses,
cette langue qui parle insolemment,
5ceux-là qui disent : « Armons notre langue !
A nous la parole ! Qui sera notre maître ? »

6– « Pour le pauvre qui gémit,
le malheureux que l'on dépouille, +
maintenant je me lève, dit le Seigneur ; *
à celui qu'on méprise, je porte secours. »

7Les paroles du Seigneur sont des paroles pures,
argent passé au feu, affiné sept fois.
8Toi, Seigneur, tu tiens parole,
tu nous gardes pour toujours de cette engeance.

9De tous côtés, s'agitent les impies :
la corruption gagne chez les hommes.
V/ Il dirige les humbles dans la justice,
il enseigne aux malheureux ses chemins.

Lecture : Haman projette la perte des juifs (Est 4, 1-17)



LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE

La prière du Seigneur

Les paroles nous sont nécessaires, à nous, afin de nous rappeler et de nous faire voir ce que nous devons demander. Ne croyons pas que ce soit afin de renseigner le Seigneur ou de le fléchir.

Aussi, lorsque nous disons : Que ton nom soit sanctifié, c'est nous-mêmes que nous exhortons à désirer que son nom, qui est toujours saint, soit tenu pour saint chez les hommes aussi, c'est-à-dire ne soit pas méprisé, ce qui profite aux hommes et non pas à Dieu.

Et lorsque nous disons : Que ton règne vienne, alors qu'il viendra certainement, que nous le voulions ou non, nous excitons notre désir de ce règne, afin qu'il vienne pour nous, et que nous obtenions d'y régner.

Quand nous disons : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, c'est pour nous que nous demandons une telle obéissance, afin que sa volonté soit faite en nous comme elle est faite au ciel par ses anges.

Quand nous disons : Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour, aujourd'hui signifie « dans le temps présent », nous demandons d'avoir ce qu'il nous faut en désignant le tout par la partie la meilleure, qui est le pain ; ou nous demandons le sacrement des croyants qui nous nécessaire dans le temps présent pour obtenir non pas bonheur dans ce temps, mais le bonheur éternel.


Quand nous disons : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, nous rappelons à nous-mêmes et ce que nous demandons et ce nous devons faire pour être exaucés.

Quand nous disons : Ne nous soumets pas à la tentation, nous rappelons à nous-mêmes ce qu'il faut demander : que nous ne consentions pas à une tentation trompeuse, ou que nous ne fléchissions pas sous une tentation accablante, parce que nous serions privés du secours divin.

Lorsque nous disons : Délivre-nous du Mal, nous rappelons à nous-mêmes qu'il ne faut pas nous croire établis dans ce lieu où nous n'aurons plus à souffrir aucun mal. Et cette demande placée en dernier lieu dans la prière du Seigneur a une telle ampleur que le chrétien soumis à n'importe quelle épreuve exprime sa plainte par elle, verse des larmes par elle, commence par elle, s'y attarde, et termine par elle sa prière. Nous avions besoin de ces paroles pour confier les réalités elles-mêmes à notre mémoire.

Car lorsque nous disons n'importe quelles autres paroles, soit que le cœur de l'homme en prière les forme d'abord pour voir clair en lui, soit qu'il s'y attache en conclusion pour s'épancher, nous ne disons rien d'autre que ce qui se trouve déjà dans cette prière du Seigneur, du moins si nous prions de façon juste et appropriée. Si l'on dit quelque chose qui ne puisse pas se rattacher à cette prière évangélique, même si la prière n'est pas illicite, elle est charnelle. Et je ne sais pas comment on pourrait ne pas l'appeler illicite, puisque la prière spirituelle est la seule qui convienne à des hommes qui ont reçu du Saint-Esprit la nouvelle naissance.


R/
L'Esprit de Dieu témoigne dans nos cœurs
que nous sommes ses enfants.

L'Esprit du Fils qui s'écrie :
Abba, notre Père, alléluia, alléluia !

Dieu ne donne pas un esprit de crainte,
mais l'Esprit de force et d'amour.

Oraison

Réveille, Seigneur, le courage de tes fidèles : qu'ils soient plus ardents à profiter de tes grâces, pour obtenir de toi de plus puissants secours.