logo de l'association épiscopale liturgique pour les pays francophones
A- A A+

Liturgie des Heures - Office des Lectures

Accueil » Lectures


22 décembre 2014
Lundi, 4ème Semaine de l'Avent
[Couleur liturgique : Violet]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Violet.

Dans la liturgie, le violet est la couleur des temps de pénitence (Avent et Carême) ; on l’uti­lise aussi pour les célébrations pénitentielles, ainsi que pour les offices des défunts.


  Cliquez pour en savoir plus.
  • > Aujourd'hui
  • > Dimanche prochain
  • > Autre date
Calendrier liturgique catholique romain.
Recevez chaque matin par email les lectures du jour :

Hymne : Viens bientôt, Sauveur du monde

Viens bientôt, Sauveur du monde,
Lève-toi, clarté d’en haut ;
Vrai soleil du jour nouveau,
Viens percer la nuit profonde.

Ta naissance dans l’histoire
Transfigure nos tourments
En douleurs d’enfantement
Où, déjà, surgit ta gloire.

Vois le mal et la souffrance
Et tant d’hommes chancelants
Dans l’immense enchaînement
Du mépris et des violences.

Antienne

Où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Psaume : (72 - I)

1Vraiment, Dieu est bon pour Israël,
pour les hommes au cœur pur.

2Un rien, et je perdais pied,
un peu plus, et je faisais un faux pas ;
3car j’étais jaloux des superbes,
je voyais le succès des impies.

4Jusqu’à leur mort, ils ne manquent de rien,
ils jouissent d’une santé parfaite ;
5ils échappent aux souffrances des hommes,
aux coups qui frappent les mortels.

6Ainsi, l’orgueil est leur collier,
la violence, l’habit qui les couvre ;
7leurs yeux qui brillent de bien-être
trahissent les envies de leur cœur.

8Ils ricanent, ils prônent le mal,
de très haut, ils prônent la force ;
9leur bouche accapare le ciel,
et leur langue parcourt la terre.

10Ainsi, le peuple se détourne
vers la source d’une telle abondance.
11Ils disent : « Comment Dieu saurait-il ?
le Très-Haut, que peut-il savoir ? »

12Voyez comme sont les impies :
tranquilles, ils amassent des fortunes.

Antienne

Psaume 72 - II

13Vraiment, c’est en vain que j’ai gardé mon cœur pur,
lavé mes mains en signe d’innocence !
14Me voici frappé chaque jour,
châtié dès le matin.

15Si j’avais dit : « Je vais parler comme eux »,
j’aurais trahi la race de tes fils.
16Longtemps, j’ai cherché à savoir,
je me suis donné de la peine.

17Mais quand j’entrai dans la demeure de Dieu,
je compris quel serait leur avenir.
18Vraiment, tu les as mis sur la pente :
déjà tu les entraînes vers la ruine.

19Comment vont-ils soudain au désastre,
anéantis, achevés par la terreur ?
20A ton réveil, Seigneur, tu chasses leur image,
comme un songe au sortir du sommeil.

Psaume 72 - III

21Oui, mon cœur s’aigrissait,
j’avais les reins transpercés.
22Moi, stupide, comme une bête,
je ne savais pas, mais j’étais avec toi.

23Moi, je suis toujours avec toi,
avec toi qui as saisi ma main droite.
24Tu me conduis selon tes desseins ;
puis tu me prendras dans la gloire.

25Qui donc est pour moi dans le ciel
si je n’ai, même avec toi, aucune joie sur la terre ?
26Ma chair et mon cœur sont usés :
ma part, le roc de mon cœur, c’est Dieu pour toujours.

27Qui s’éloigne de toi périra :
tu détruis ceux qui te délaissent.
28Pour moi, il est bon d’être proche de Dieu ;
j’ai pris refuge auprès de mon Dieu
pour annoncer les œuvres du Seigneur
aux portes de Sion.
V/ Montre-nous, Seigneur, ta bonté,
donne-nous enfin le Sauveur.

Lecture : Tout homme saura que je suis ton libérateur (Is 49, 14-26 ; 50, 1)



COMMENTAIRE DE SAINT BÈDE LE VÉNÉRABLE
SUR L'ÉVANGILE DE LUC

Le Magnificat.

Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Elle dit : le Seigneur m'a honorée d'une faveur si grande, si inouïe, qu'on ne peut l'expliquer dans aucun langage, mais c'est à peine si, même au plus profond du coeur, l'amour peut le saisir. Aussi je mets toutes les forces de mon âme à rendre grâce dans la louange. Pour contempler l'infinie grandeur de cette faveur, je consacre avec reconnaissance tout ce que je vis, tout ce que je sens, tout ce que je découvre, car dans ce Jésus, « mon Sauveur », mon esprit est comblé de joie par sa divinité éternelle, ma chair fécondée par la conception temporelle. ~

Le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son Nom.

Ceci se réfère au début du Cantique : Mon âme exalte le Seigneur. Elle seule, cette âme, pour laquelle le Seigneur a daigné faire de grandes choses, peut l'exalter comme il convient et dire, en invitant à partager ses vœux et ses intentions : Exaltez le Seigneur avec moi, glorifions-le ensemble. En effet, qui connaît le Seigneur et néglige de le glorifier autant qu'il peut, de sanctifier son nom, sera tenu pour le plus petit dans le Royaume des cieux. Saint est son nom : car du sommet d'une puissance sans pareille, il dépasse toute créature, et de l'univers qu'il a fait il est infiniment différent. ~

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour.

Il est beau d'appeler Israël le serviteur du Seigneur, Israël que le Seigneur a relevé pour le sauver dans l'obéissance et l'humilité. C'est ainsi que parle Osée : Quand Israël était enfant, je l'aimai. Celui qui refuse de s'humilier ne peut évidemment pas être sauvé et dire avec le prophète : Voici Dieu qui vient à mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme. Or, quiconque se fera comme un petit enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux.

Il se souvient de la promesse faite à nos pères en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.


Il ne s'agit pas ici de la race charnelle d'Abraham, mais de sa race spirituelle. Autrement dit, il ne s'agit pas de ses descendants selon la chair, mais de ceux qui marchent sur les traces de sa foi, qu'ils soient circoncis ou non. Lui-même d'ailleurs était incirconcis au moment où il crut, et cela lui fut compté comme justice. ~ L'avènement du Sauveur est donc promis à Abraham et à sa race à jamais, c'est-à-dire aux fils de la promesse dont saint Paul déclare : Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc de la race d'Abraham, héritiers selon la promesse.

Enfin il est heureux que la naissance du Seigneur et celle de Jean soient annoncées prophétiquement par leurs mères : comme le mal a commencé par des femmes, le bien devait aussi commencer par des femmes. La vie détruite par la défaillance d'une seule femme serait ainsi rendue au monde par ces deux femmes qui chantent ensemble.


R/Mon âme exalte le Seigneur :
éternel est son amour !

Chante et réjouis-toi, fille de Sion,
voici que ton Dieu vient demeurer au milieu de toi.

Dieu pour toi exulte de joie,
il te renouvelle par son amour.

Le Seigneur, comme au jour de fête,
dansera pour toi avec des cris de joie.

Oraison

Tu n'a pas supporté, Seigneur, que l'homme soit abandonné à la mort, mais tu as voulu le racheter en lui envoyant ton Fils unique ; accorde, nous t'en prions, à ceux qui s'inclineront devant l'enfant de Bethléem, de communier à la vie d'un tel Rédempteur. Lui qui règne.